Le pouvoir de l'imagination

C'est un article de Bernard Werber qui m'a donné l'envie de partager avec vous aujourd'hui.
 
Dans son article du jour, publié sur son mur Facebook (et que je vous invite vivement à découvrir), il raconte comment l'écriture lui a permis de faire cesser les crises de SPA (Spondylarthrite Ankylosante), dont il est atteint depuis tout jeune.
 
Se mettre dans un état de conscience modifié, par la méditation ou par l'état d'hypnose permet au corps de se régénérer, de s'apaiser et souvent même de guérir des lésions.
 
C'est pour cela que je vous invite à utiliser la technique d'auto-hypnose que je vous transmets durant la séance, afin de vous aussi permettre à votre corps et à votre esprit de s'apaiser.
 
Il y a aussi d'autres méthodes qui permettent à votre corps de s'apaiser comme l'art-thérapie ou, comme Bernard Werber le cite, l'écriture.
 
Le simple fait d’imaginer, de visualiser, de se concentrer sur autre chose que la douleur transporte votre esprit dans le beau voyage des pensées et atténue la douleur.
 
Essayez, vous verrez !
 
Passez une très bonne journée et ... rêvez !

Prenez Soin de Vous !

Faites-vous confiance

Derrière tout enfant difficile, il y a une émotion qui ne sait pas comment s’exprimer

Par insécurité, l’enfant difficile cherche à se sentir reconnu dans chaque action qu’il entreprend. Il est donc important de lui offrir des stratégies émotionnelles pour qu’il n’ait pas besoin de renforts externes constants.

 

Derrière un enfant difficile, se cache un chaos émotionnel, qui revêt la colère et même la désobéissance qu’il n’est jamais facile d’appréhender, que ce soit par les parents ou les professeurs.

 

Parfois, il n’est pas plus simple de recourir à la punition car cela ne fait qu’intensifier encore plus ses émotions négatives, sa frustration et même sa faible auto-estime.

 

Nous ne pourrons jamais savoir pourquoi certains enfants viennent au monde avec un caractère plus complexe que d’autres.

 

Cependant, loin de chercher une raison à ces caractères difficiles, il faut tout simplement comprendre qu’ils ont plus de besoins et qu’ils nécessitent plus d’attention.

 

Nous vous invitons donc à réfléchir à cela. 

 

L’enfant difficile, l’enfant demandeur

 

L’enfant difficile n’écoute pas, n’obéit pas et a tendance à réagir de manière démesurée face à certaines situations.

 

Tout cela entraîne un cercle vicieux de souffrance où le lien avec cet enfant est chargé de tensions, d’anxiété et de larmes.

 

Beaucoup de parents se demandent : Suis-je un mauvais parent ? Ai-je fait quelque chose de mal ?

 

Avant de tomber dans un état d’abattement, où la frustration est exacerbée, il est important de mettre en pratique certaines stratégies.

 

Accepter d’avoir un enfant plus demandeur

 

Il y a des enfants qui grandissent seuls, et qui sont naturellement plus matures, réceptifs, obéissants et même, indépendants.

 

  • À l’inverse, certains enfants pleurent plus que la moyenne, dorment peu et passent du rire aux larmes en quelques secondes.

 

  • Il faut comprendre qu’il existe des enfants « hyper-demandeurs ». Ils ont besoin de plus de renforts, de plus de soutien, de plus de mots et de sécurité.

 

  • Loin de culpabiliser d’avoir “fait quelque chose de mal », il faut comprendre que l’éducation n’est pas forcément à l’origine de l’enfant difficile.

 

Toutefois, c’est de notre responsabilité d’apporter une réponse adaptée à cet enfant demandeur, et cela demande de la patience, des efforts et beaucoup de tendresse.

 

 

 

Le monde émotionnel de l’enfant difficile

 

Si les adultes ont du mal à comprendre et à gérer leurs émotions, l’enfant demandeur a encore plus de difficultés.

 

C’est pour cela qu’il faut tenir compte de ses besoins et les respecter.

 

  • L’enfant difficile cherche à se sentir reconnu dans tout ce qu’il fait. Il est peu sûr de lui et quand il ne reçoit pas assez d’attention, il se sent frustré et incompris.

 

  • Sa faible auto-estime lui fait ressentir de la jalousie, et il cherche à attirer notre attention pour se sentir bien et pour ressentir plus intensément les émotions comme la peur et la solitude.

 

  • Au fur et à mesure qu’il grandit, la sensation d’insécurité personnelle et le manque de reconnaissance se traduit en colère et en réactions disproportionnées, alors qu’au fond, il ne ressent que peur, tristesse et angoisse.

 

  • Il est nécessaire de canaliser ces émotions et d’offrir des stratégies pour que l’enfant n’ait pas besoin de tant de renforts extérieurs pour se sentir bien. Il doit être capable de gérer son propre monde émotionnel avec notre aide.

 

Clés pour aider un enfant difficile

 

 

Le pouvoir du renfort positif

 

 

Beaucoup de parents n’acceptent pas ou ne comprennent pas le renfort positif. Il est nécessaire de nuancer certains aspects de cette stratégie éducative.

 

  • Le renfort positif ne consiste pas à faire un câlin à un enfant dès lors qu’il fait ce qu’il ne devrait pas.
    C’est bien plus que ça : il s’agit de ne pas utiliser la punition ou la dispute car cela provoque une réaction encore plus négative sur l’enfant.

 

  • Il faut se rapprocher de l’enfant pour lui demander pourquoi il a fait cette « bêtise ». Avec calme, on peut lui dire que l’acte commis n’est pas correct et lui expliquer pourquoi. Puis, on peut lui indiquer comment il aurait dû agir.

 

  • Pour finir, on fait usage du renfort positif : “j’ai confiance en toi », « je sais que tu peux faire mieux », « je te soutiens, je t’aime et j’attends mieux de toi, alors ne me déçois pas. »

 

 

 

Offrir de la confiance, donner des opportunités et poser des limites

 

L’enfant doit comprendre dès très jeune que nous avons tous des limites et que pour avoir des droits, il faut respecter certaines obligations. Tout le monde est concerné : enfants comme adultes.

 

  • Il est important que l’enfant s’habitue à des coutumes, à une routine et qu’il sache ce qu’on attend de lui à chaque moment.

 

  • Les enfants demandeurs ont besoin de sécurité et si on les éduque dans des environnements très structurés où prime le renfort positif, nous les aiderons à se sentir plus calmes.

 

  • Donnez-leur de la confiance, convainquez-les en leur disant qu’ils sont capables de beaucoup de choses, et encouragez-les à avoir des responsabilités grâce auxquelles ils pourront augmenter leur estime d’eux-mêmes.

 

L’importance de l’intelligence émotionnelle

 

 

L’Intelligence Émotionnelle doit être présente dans l’éducation de tout enfant. Il est nécessaire de l’aider à identifier ses émotions et qu’il traduise ce qu’il ressent en mots.

 

Depuis tout petits, nous les habituons à cette communication émotionnelle du « que ressens-tu? ». Il doit savoir exprimer cette tristesse, cette colère, cette peur…

 

Ainsi, il pourra utiliser ce soulagement émotionnel mais pour cela, il faudra lui montrer de la confiance et de la proximité.

 

Ne le jugez jamais pour ce qu’il vous dit. Ne riez pas non plus. Il est nécessaire d’être réceptifs et de toujours encourager un dialogue fluide et complice.

 

 

Source : Derrière tout enfant difficile : amelioretasante.com

L'hypnose pour apprivoiser ses phobies

Une bonne utilisation de l'hypnose afin d'aider à donner la vie !
Et je dirais même qu'il est préférable d'agir sur ses phobies en amont, plutôt que de les surmonter occasionnellement.

Journée Internationale du Bonheur

En cette journée Internationale du Bonheur, je vous souhaite d'être heureux.
Chaque séance est pour moi une source de bonheur, car je contribue à vous aider à retrouver le sourire, à pouvoir vous libérer de vos maux et des émotions négatives, à pouvoir tout simplement être heureux !
Alors je vous souhaite tout le meilleur !

Comment gérer les traces émotionnelles de notre enfance ?

Depuis notre plus jeune âge, on intériorise tout ce qui se passe autour de nous.

Même si on ne peut pas savoir ce que ressent un nouveau né, cela ne veut pas dire qu’il ne ressent aucune émotion ni aucun sentiment.

Bien avant le langage verbal apparaît chez l’être humain le langage émotionnel, grâce auquel on peut, en quelques heures seulement, savoir ce qui plait au bébé et ce qui ne lui plait pas.

De la même manière, le bébé devine les sentiments et les émotions qui peuvent parcourir ceux qui l’entourent.

Depuis notre plus jeune âge, on se construit notre monde intérieur à partir de ce que l’on reçoit du monde extérieur.

Tout ce que l’on a pu recevoir génère alors en nous des émotions, et en fonction de leur impact, ces dernières resteront gravées dans notre subconscient pour toujours.

Quelle influence nos émotions peuvent-elles avoir sur nous ?

L’influence de nos émotions dépend de leur impact émotionnel, autrement dit du degré et du type d’émotion.

Nos souvenirs dépendent toujours, eux aussi, des émotions qu’ils ont générées, car sans émotions, il n’y aurait pas de souvenirs.

L’impact émotionnel dépend de l’activation d’une partie du cerveau que l’on appelle «le cerveau émotionnel», et qui se produit en fonction de l’ampleur de cet impact, que ce soit chez un adulte, un enfant ou même un bébé.

Il existe un impact émotionnel positif, qui correspond à des victoires ou des situations qui ont généré en nous des sentiments agréables.

Mais il existe aussi d’autres situations qui génèrent en nous des sentiments désagréables, évoquant ainsi des émotions fortes et laissant inévitablement des traces sur notre cerveau.

Après avoir laissé des traces, l’émotion qui nous a marqué générera des sentiments tout au long de notre vie, dans des situations qui rappelleront à notre cerveau une situation désagréable qu’on aura pu connaître par le passé.

Où les traces émotionnelles se logent-elles ?

Les traces émotionnelles se logent dans le subconscient. La plupart du temps, on ne sait pas pourquoi on se sent mal dans une situation déterminée, ni pourquoi la peur nous envahit face à une personne en particulier ou dans une certaine circonstance.

L’explication ne peut être envisagée consciemment. Néanmoins, il existe des expériences émotionnellement désagréables qui nous ont marqué et qui nous mettent alors en alerte afin de nous éviter d’avoir à les revivre.

Il s’agit d’une activation automatique, qui génère peur, blocage, manque d’assurance et mal-être. Mais le subconscient détient l’explication occultée de toutes nos réactions.

Comment peut-on effacer la trace émotionnelle ?

Dans la plupart des cas, une thérapie basée uniquement sur l’esprit conscient pourrait suffire, puisqu’elle permet aux aspects de la personnalité affaiblis depuis l’enfance de se renforcer et se reconstruire.

En revanche, dans certains cas, il est nécessaire d’avoir recours à une technique thérapeutique permettant l’accès au subconscient du patient, afin de reconstruire le dommage causé par des situations vécues dans l’enfance ou plus tard, même si le patient n’a pas nécessairement conscience de ce dommage.

Entre autres raisons, c’est pour cela que la technique de l’hypnose se révèle très efficace, puisqu’elle permet, dans un état de transe, d’apaiser et de soigner la douleur causée et conservée dans le cerveau émotionnel.

Les processus les plus fréquents sont les suivants :

Réveiller l’enfant qui sommeille en nous, afin de le renforcer et de lui donner l’Amour et la tendresse dont il a pu manquer.

Rétablir la situation dans laquelle la douleur a été vécue.

Visualiser les stratégies et les capacités nécessaires pour affronter les situations évitées.

• Apprendre quelles sont les attitudes à adopter et les capacités à intégrer afin de réussir à se surpasser, et ainsi, à mûrir.

 

Source : https://nospensees.fr

La Séance d'Hypnose en quelques mots

 

Est-ce qu’une séance suffit ?

 

 

Bien souvent, une seule séance suffit à l’inconscient pour qu’il puisse faire les changements nécessaires. Parfois, il est nécessaire d’en faire une ou deux supplémentaires.

 

Certains clients sont venus me voir, ayant pour demande que je les aide à arrêter de fumer.

 

Beaucoup m’ont recontacté en me disant que la séance avait fonctionné et qu’il n’y avait pas besoin d’en refaire une seconde. Parfois, certains ont besoin d’un approfondissement et d’une seconde séance … parfois de trois.

 

Nous ne savons jamais combien de séances il faudra au préalable. Il faut laisser la chance à l’inconscient de faire les changements nécessaires et, parfois, il lui faut un coup de pouce supplémentaire pour arriver à son but, en travaillant ou retravaillant certains points.

 

C’est pour cela que je ne fixe jamais un nombre de séances en fonction d’une demande. Nous faisons une séance et nous voyons ensemble, environ quinze jours à trois semaines plus tard, s’il y a besoin d’en refaire une ou non.

 

En prenant encore l’exemple du tabac, si je vous disais qu’il fallait 3 séances au minimum pour arrêter de fumer, l’inconscient se dira qu’il a le temps pour réagir et qu’il ne fera son effet qu’au bout de la 3ème séance.

 

 

Combien de temps dure la séance ?

 

 

Mes séances durent entre 1h et 1H30.

 

Encore une fois, je ne peux prévoir à l’avance comment va réagir votre inconscient. C’est lui qui nous mènera vers ce qu’il aura envie d’évoquer et de travailler.

 

Nous prenons le temps d’évoluer ensemble durant la séance. Si certains points sont trop chargés émotionnellement, nous allons en douceur, apaiser ces sensations, les comprendre et les libérer.

 

Je ne force pas les choses, le but est de libérer les émotions en douceur. Nous faisons des pauses durant les séances s’il y a besoin.

 

Le but n’est pas de faire de l’hypnose thérapeutique brutale mais bien d’évoluer ensemble, en douceur.

 

 

Quels sont les freins à un changement ?

 

 

L’unique frein qui peut entraver la bonne évolution de la séance est votre volonté.

 

Pour rester dans l’exemple de l’arrêt du tabac, certaines personnes viennent me voir en s’en remettant totalement à moi, comme à une faiseuse de miracles. C’est vous qui allez faire ce « miracle », je suis avec vous pour vous y aider. Mais tout ne peut pas venir uniquement de moi.

 

L’envie du changement doit venir de vous. C’est votre volonté qui fera la plus grande partie du travail. Le reste, nous le ferons ensemble, lors de la séance.

 

Certaines personnes viennent me voir, poussés par leurs proches d'obtenir un changement. L’efficacité de la séance est mise en péril puisque c’est la volonté des proches et non la leur qui est responsable de leur venue.

 

Par ailleurs, plus vous êtes motivés à réussir votre but, moins il faudra de séances !

 

Je pratique une hypnothérapie respectueuse et permissive, je ne peux donc pas vous imposer un changement. Cela doit venir de vous et uniquement de vous, auquel cas le bénéfice de la séance pourra être remis en question.

 

Les Vies Antérieures

 

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’utilisation de l’hypnose dans les vies antérieures.

 

Je tiens à préciser qu’il n’y a, bien évidemment, aucune notion de religion dans mes propos, simplement des faits.

 

Ce qui m’a ouvert les yeux sur les vies que nous avons pu vivre par le passé ont été les brillantes recherches du Dr Raymond Moody. Ce nom vous dit sûrement quelque chose puisqu’il s’est intéressé aux EMI, les expériences de mort imminente. Un livre du Dr Moody en particulier m’a convaincue : « Voyages dans les vies antérieures » puisqu’il part du constat qu’il ne croit pas aux réincarnations. Il a été intéressant de voir qu’au fil de ses séances d’hypnose avec ses patients, il a pu constater la véracité des vies antérieures.

 

D’ailleurs, il y explique que les vies antérieures peuvent soit être de réelles vies vécues par le passé, soit que l’inconscient fabrique un souvenir. Quoiqu’il en soit, cela est dans le but de comprendre quelque chose, d’aller de l’avant.

 

Mes clients peuvent souvent me donner une date précise de la vie antérieure dans laquelle ils se trouvent, parfois seulement l’époque. En général, nous nous souvenons de notre nom, de notre famille. Parfois, il y a de tristes témoins de la guerre qui nous permettent de nous identifier comme un numéro inscrit sur le bras d’un déporté. Les personnes sont alors libres de faire des recherches dans les registres pour authentifier ce qu’ils ont vu dans la séance d’hypnose.

 

Puisqu’un de mes clients venus me consulter a accepté que je vous transmette son expérience, je m’en fais une joie de vous la transmettre. Cet homme était venu me voir pour une sensation oppressante au niveau de la gorge, à tel point qu’il ne pouvait porter de cravate ou bien même que sa femme l’étreigne tendrement.

 

Bien évidemment, les différents médecins qu’il était allé consulter n’avaient pu trouver un problème médical. Tout allait bien dans son corps.

 

Nous avons fait une séance d’hypnose et son inconscient m’a guidé vers une vie antérieure qui expliquait sa sensation. En fait, dans cette vie qu’il revoyait, il était une femme qui subissait les coups de son mari, violent. Un jour, alors que son mari était totalement ivre, il s’en prit à elle au niveau de la gorge et l’étouffa de ses deux mains. C’est comme cela qu’il mourra dans cette vie.

 

Cette sensation d’étouffement a perduré jusqu’à la vie actuelle de mon client jusqu’à cette fameuse séance d’hypnose où son inconscient a pu comprendre ce qu’il s’était passé et la sensation a pu disparaître.

 

En fait, notre cerveau est une immense banque de données de souvenirs. Nous avons tout gardé en mémoire depuis notre première vie. L’hypnose nous permet d’y avoir accès comme nous sommes dans un état de conscience modifié.

 

On me demande souvent si c’est dangereux de revivre une vie antérieure. C’est tout aussi dangereux que de lire un livre, on se risque à en apprendre d’avantages sur nous ! Bien évidemment, un fil d’Ariane nous lie pendant la séance, ce fameux champ hypnotique qui permet ce bel échange. De plus, je ne vous fais jamais revivre la séance en tant qu’acteur de cette vie, mais toujours en tant que spectateur, en tout protection par des techniques qui me sont propres.

 

Comme j’ai encore envie d’aiguiser votre curiosité, je souhaite terminer sur le fait qu’il n’y a pas que les vies antérieures puisqu’il y a aussi les vies entre les vies … Mais ça, je vous le raconterai dans mon prochain billet !

 

L’Hypnose Ericksonienne, une thérapie qui a 50 ans

L’hypnose ericksonienne fait partie des thérapies brèves, car le nombre de séances pour traiter un symptôme est réduit. Utilisée dans un but thérapeutique, elle s’adresse à tous types de sujets (excepté les personnes diagnostiquées psychotiques) et convient particulièrement bien aux symptômes liés aux addictions, phobies, stress élevé, traumas...



Aux États Unis, à partir des années trente, les travaux novateurs et même révolutionnaires de Milton Erickson (1901-1980), psychiatre américain profondément humaniste, bouleversent les conceptions et les pratiques de l’hypnose et de la psychothérapie. L’hypnose ericksonienne est directement issue de ses observations et de sa pratique, relevées et compilées par ses élèves (Jay Haley, Jeffrey Zeig et Ernest Rossi en tête). Aujourd’hui, l’hypnose ericksonienne multiplie ses champs d’application : développement personnel, psychothérapie, chirurgie...

"C’est hors du champ de notre conscience que sont situées toutes nos ressources", disait Erickson. L’hypnothérapeute se doit donc d’être particulièrement attentif à la personne unique qu’est son patient. C’est au thérapeute d’adapter son attitude, son langage, sa voix en fonction des messages psychosensoriels que son patient renvoie, afin de trouver la parfaite synchronisation, clef de l’efficacité des séances.

L’hypnothérapeute conduit le patient à découvrir sa propre réalité intérieure, car c’est le patient qui détient les ressources nécessaires à la mise en lumière des solutions recherchées. Il utilise un langage évocateur, permissif, non autoritaire, rempli d’inductions et de suggestions indirectes et basé sur la confiance, qui permet de lever les résistances. Il constitue un décor où le patient va pouvoir s’exprimer positivement par rapport à ses besoins, en connexion avec ses ressources qui, si elles appartiennent au passé, sont ici remobilisées dans le présent.

Qu’est-ce que l’état hypnotique ?

 

C’est un état de conscience modifiée que nous connaissons tous, car régulièrement (environ chaque heure et demie), nous vivons tous une transe légère, où l’inconscient prend le pas sur le conscient pour traiter les informations qu’il perçoit et n’en distiller qu’une partie au conscient, à travers les filtres de nos croyances et de nos valeurs.

C’est un état d’apprentissage privilégié, car les limitations habituelles de la pensée sont provisoirement oubliées. Il permet aux croyances limitantes et aux anciens comportements contre-productifs d’être remplacés par de nouveaux apprentissages. L’inconscient se trouve dynamisé à travers de nouvelles associations d’idées induites pendant la transe. Il facilite le changement, car les ressources présentes dans l’inconscient sont renforcées, amplifiées et remobilisées en vue d’un changement de perception de la réalité du sujet. Les solutions apparaissent de façon évidente, comme des possibilités accessibles, à travers la "politique des petits pas".

L’induction hypnotique

• La voix
En transe, le patient vit ses représentations internes, se laisse guider par la voix de l’hypnothérapeute qu’il assimile à ses propres pensées. D’où la grande importance pour le thérapeute d’être habité de pensées positives pour les diffuser au patient. Il faut noter que, pendant que le conscient écoute le son de la voix du thérapeute, son inconscient a un accès direct aux mots. C’est le phénomène de "dissociation". Nous l’entendons comme la simultanéité d’une activité mentale consciente et d’une activité mentale inconsciente. Plus grande sera la dissociation, plus grande sera la probabilité de réponses inconscientes.

• La calibration
Charge au thérapeute de repérer finement les signes physiologiques extérieurs liés aux modifications de l’état interne du patient, lorsque celui-ci vit (ou revit) une expérience, pour s’y adapter, s’en inspirer dans la conduite de son discours inductif.

• La synchronisation
Elle sert à détecter les comportements inconscients d’un sujet et à les lui renvoyer discrètement, afin de communiquer à son inconscient notre accord parfait avec lui. Elle scelle l’alliance entre le thérapeute et son patient. Grâce à la synchronisation, l’inconscient du thérapeute communique directement avec celui du patient.

• Les permissions
L’idée chère à Milton Erickson est que chacun possède en lui les ressources pour opérer les changements nécessaires, le travail de l’hypnothérapeute n’étant que de les révéler, de les rendre disponibles et opérationnelles. La manière principale de le faire est de donner des permissions. Le pouvoir est donné au sujet, car le discours du thérapeute ericksonien est suggestif, évocatif et permissif, en ouvrant le choix des possibles. L’attitude ericksonienne est donc de donner au sujet une permission au cours de l’induction en transe. Le langage du thérapeute est nécessairement permissif avec son client afin de permettre à son inconscient de se mettre au travail, jusqu’à l’apaisement, au mieux-être.

• Le parler flou
L’hypnothérapeute ericksonien utilise volontairement un langage non spécifique, métaphorique, qui consiste à utiliser des mots pouvant se prêter à de multiples interprétations laissées libres à l’inconscient. Plus ce langage flou permet de généraliser, plus le patient aura accès à son monde intérieur, à son expérience inconsciente, plus son inconscient fera remonter la problématique à traiter.

• En conclusion
Nombreuses sont les théories psychologiques qui veulent classifier les individus dans des catégories préfigurées, restrictives, censées aider les thérapeutes qui se retrouvent face à eux à mieux les comprendre, mieux anticiper leurs réactions et donc travailler à modifier leurs schémas comportementaux problématiques. Pourtant, cet effort est vain... et heureusement ! Chaque patient est unique et il agit et réagit de façon totalement unique. L’être humain est bien plus que la logique.

C’est pourquoi, au-delà des nombreux protocoles thérapeutiques et hypnotiques qui sont enseignés, seules la sensibilité, la disponibilité, l’adaptabilité et l’empathie du thérapeute permettront de trouver le bon chemin de communication avec l’inconscient de son patient, plaçant celui-ci sur la voie de la guérison et du mieux-être.

 

Quel emploi ? Quelles précautions ?

 

L’hypnose est largement recommandée (études scientifiques à l’appui) pour améliorer, dans un cadre large, les différents potentiels du patient. Elle permet une meilleure gestion du stress ou d’augmenter sa créativité, par exemple. En outre, elle permet de traiter les troubles psychosomatiques (comme l’asthme, la migraine, l’éjaculation précoce, le bégaiement...) et/ou fonctionnels (cardiaques, du sommeil, de la mémoire...). Elle traite les troubles psychologiques. L’hypnose est un excellent complément à toute thérapie conversationnelle (dépression, phobies, troubles comportementaux, dépendances et addictions...), excellente aussi pour traiter les douleurs (pourvoir antalgique et même anesthésique). Il est toutefois fortement déconseillé de pratiquer l’hypnose sur des patients diagnostiqués psychotiques, états limites et bipolaires, en raison des risques de décompensation, de bouffées délirantes, voire de passage à l’acte (risque suicidaire).

 

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation du site alternativesante.fr

Source : http://www.annuaire-therapeutes.com/l_hypnose-ericksonienne-une-therapie-qui-a-50-ans